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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 08:00

Actuellement, nous vivons l’époque de la quatrième révolution industrielle. Elle a évolué à partir de la précédente qui était basée sur les techniques de l’information et de la communication. Cette révolution connecte l’intelligence artificielle aux produits et aux services caractérisés par l’hyper connexité et la super intelligence. La Corée du sud fait partie des pays à la pointe de cette révolution et en particulier son industrie automobile. Et notre université, l’Université Nationale de Chungbuk, étudie officiellement le concept de la voiture autonome.

Une équipe de notre université constituée de professeurs, d’étudiants de master et de licence de la faculté de l’électronique et de l’information, ainsi que de la faculté de technologie, travaille sur la création de véhicules autonomes.


En octobre 2011, cette équipe a obtenu le deuxième prix d’un concours automobile organisé par le géant Hyundai. Et puis, elle a été sélectionnée par le ministère de la science et de la création prospective, pour concevoir une voiture qui se déplacerait sans chauffeur. C’est pour cela qu’en février 2016, un centre d’essais, sur les performances de véhicules autonomes, a été établi dans notre établissement. C’est la première université coréenne qui rassemble un centre de recherche fondamentale et un centre d’essais.

 

La voiture autonome de l’Université National de Chungbuk

La voiture autonome de l’Université National de Chungbuk

Depuis 2016, le centre de recherche fondamentale de Chungbuk a lancé une étude pour 4 ans. Il a révélé ses objectifs : développer la technique d’une conduite autonome en milieu urbain et offrir un véhicule pour les personnes âgées et les handicapés.


Ce centre vise également à affirmer sa position de leader d’ici 2020. Enfin, il désire influencer durablement l’industrie automobile de pointe en formant les élites grâce au soutien financier de l’état qui permet au centre de créer des offres de stage et de distribuer des bourses d’études.
 

 Inauguration du centre d’étude automobile de l’Université National de Chungbuk

Inauguration du centre d’étude automobile de l’Université National de Chungbuk

Pour qu’une voiture soit autonome, il faut mettre beaucoup de capteurs, puisque l'on doit trouver un équivalent à la fonction de chauffeur. Pour cela, il y a 3 niveaux de fonctionnement.

Le premier concerne la reconnaissance, des capteurs collectent des informations sur l’état des routes et les objets qui s’y déplacent. Le deuxième est la capacité d’émettre un jugement en analysant les informations collectées par les capteurs. Cette analyse permet de planifier la conduite. Le véhicule va donc pouvoir décider du parcours, adapter la vitesse en fonction d’une multitude de paramètres, etc. Et le dernier niveau est celui du contrôle des informations pour s’assurer que le jugement n’est pas erroné.
 

La voiture autonome

La voiture autonome

Pourquoi est-ce important de développer le concept d’une voiture autonome ?


Notre vision du monde, comme celle de la voiture, évolue avec l’apparition des nouvelles technologies, et de plus en plus d’éléments nous apparaissent indispensables. Cela concerne des éléments comme l’optimisation de notre temps, de notre sécurité et de notre confort. Ainsi, dans une voiture autonome, il nous serait possible d’utiliser notre temps à autre chose qu’à conduire, nous pourrions dormir ou continuer nos affaires, et ceci de manière la plus confortable qui soit. Les voitures autonomes permettront une diminution des accidents de la route dûs aux fautes humaines telles que le manque d’expérience, la conduite en état de fatigue, les erreurs d’appréciations de vitesse et de distance, etc. En plus, les handicapés pourrons se déplacer plus facilement avec ce type de voiture.



Pourtant n’y a-t-il vraiment que de bons côtés ?

Évidemment des inconvénients liés à la voiture autonome existent, car il y a toujours des facteurs imprévisibles sur la route. Notamment si les véhicules autonomes ne sont pas vulgarisés et rendues obligatoire pour tous, il persistera toujours des gens qui voudrons conduire de leurs propres mains, il y aura donc toujours des accidents de la route. 


Et puis, nous devons craindre les risques de piratage informatique. Ou encore, des véhicules autonomes pourraient être utilisés comme des armes. Par exemple, des terroristes pourraient mettre des explosifs dans une voiture et puis la conduire de manière autonome vers un endroit qu’ils veulent détruire. Il demeure également des problèmes moraux que l’on discute encore. En particulier sur les questions du choix des victimes, imaginez que quelqu’un surgisse brusquement devant une voiture autonome, est-ce que la voiture devra éviter le piéton au risque de mettre en danger les passagers de la voiture ? C’est une question qui fait débat.

De toute manière, nous ne pourrons jamais aller à contre-courant des innovations technologiques, l’important est de bien penser les problèmes éthiques et les sujets à controverse qui se posent. Ce n’est qu’à partir de ces positions philosophiques que nous pourrons raisonnablement profiter de l’intelligence artificielle.

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Article publié par : Suryeon Lee & Yunjung Jang - dans Air du temps Campus
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Commentaires

Jessy 28/09/2017 08:29

Oui, comme vous le soulevez brièvement en fin d'article, la question des algorithmes qui, nécessairement, vont effectuer des choix (c'est leur rôle) est problématique d'un point de vue éthique. Les algorithmes eux-même n'ont pas de morale, autre que celle qui est programmée, dans une formée figée en sets de conditions et d'actions, par les programmeurs qui travaillent sur ces algorithmes.

Dans une société de l'information qui sait tant sur les utilisateurs connectés, avec l'Internet of Things qui grandit et dont vont nécessairement faire partie les voitures sans conducteurs, il faut se demander sur quels critères vont se faire le choix du "moindre mal"; le nombre de victimes uniquement, ou l'importance (du point de vue des critères de l'algorithme, décidés par une entreprise ou un état, par exemple) des passagers ?

Puisque vous mettez en avant le fait que la Corée est un pays au front de cette révolution, je me demande ce que vous en pensez, personnellement, en tant que futurs utilisateurs de cette technologie. C'est une question d'éthique, donc difficile, mais je pense qu'il s'agit là de l'aspect le plus délicat de cette nouvelle technologie (et bien d'autres), au delà des aspects purement techniques. Par exemple, est-il acceptable, pour sauver un homme politique important, dont la mort causerait de grands troubles pour le pays, de sacrifier une famille qui n'aurait pas été impliquée dans l'accident sans intervention de cet algorithme/intelligence artificielle ? Et, si ce n'est pas une famille, mais un individu que l'algorithme "sait" être très malade et n'ayant de toutes façons plus beaucoup de temps à vivre, est-ce plus acceptable ? Ou si c'est un criminel étant en liberté conditionnelle ? Tous ces choix sont faits par l'algorithme, mais sont basés sur des sets de critères définis par des humains; vous dites en effet qu'il n'est pas possible d'aller à contre-courant de ces innovations, mais qu'il est important de penser les problèmes éthiques qui en découlent. Peut-être que vous pourriez dire quelques mots sur vos positions respectives ? Après tout, dire qu'il faut y penser, et y penser, sont deux choses différentes.

Bon courage, et merci pour cet article intéressant.

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